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 Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann

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Message Sujet: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Lun 28 Oct - 14:35


Lou & Mia


Le soleil venait tout juste de se coucher, lorsque je sortis de la douche, ouvrant la porte de la salle de bain d’où une petite brume d’humidité s’échappa. Ce soir, j’étais cordialement, invité à une soirée étudiante pour fêter la victoire de notre équipe de Football Américain. Cela faisait déjà deux semaines que je n’étais pas sortie et prendre l’air en dehors de cours, n’allait pas me faire du mal au contraire. J’avais demandé à Chad s’il allait se joindre à nous, mais comme la plus part du temps, il avait un empêchement. Entre ses soirées entre potes et son boulot de photographe, on ne faisait que se croiser et j’avoue que je me sentais un peu délaissée. Mais, je ne pouvais pas lui reprocher, après tout, il avait sa vie ici, bien avant que j’arrive. Soupirant, je déposais ma serviette mouillée sur le lit, secouant ma longue chevelure brune pour en retirer quelques gouttes rebelles. Nue comme à ma naissance, mais avec beaucoup plus de formes. Je fis coulisser la porte de ma penderie, observant quelle tenue j’allais porter pour l’occasion. Je ne savais à quoi m’attendre, est ce qu’un simple jean ferait l’affaire ? Non, peut-être pas. Je saisis une robe que la mère de Chad m’avait offerte pour noël dernier, pas une robe de cocktail, mais assez sympathique. Certes, c’était un col Mao sans décolleté, une robe qui descendait en dessous des genoux, mais je n’avais que peu de robes à me mettre et puis, m’habiller en jean, aurait sans doute fait trop décontractée. Mais enfin pour tout dire, j’avais envie de me sentir jolie et désirable. Ne dit-on pas qu’une nouvelle vie va avec de nouvelles connaissances ? Même si cela faisait presque trois ans que je n’étais pas sortie avec un garçon, il fallait bien que je remonte en scelle et penser un peu à perdre cette virginité qui commençait sérieusement à me poser problème. J’avais l’impression que cela se lisait sur mon visage, mais en même temps, je ne pouvais pas consentir de perdre mon innocence avec n’importe qui et sans sentiment. J’étais toujours une éternelle romantique, mais parfois, il faut savoir sortir de soi-même pour arriver à son but. Une fois préparée, et après un court visionnage devant mon miroir, j’ouvrais ma porte, les couloirs de ma fraternité étaient très animés à cette heure et pas mal de monde allait également à la soirée.

La soirée était…bruyante, bondée de monde que je ne connaissais pas ou seulement de tête. Quelques personnes qui étaient de ma confrérie et dans mes cours, mais sans doute eux ne me connaissaient pas. Tout près du buffet, je jouais avec mon verre, songeuse, c’est à ce moment là, qu’elle est venue droit sur moi, m’a toisé et m’a mis directe la pression. J’étais rouge de honte et je lui aurais volontiers rabaissé son bec si je n’avais pas été entre la stupeur et l’envie de me terrer au fond d’un trou. Louann a fait le dialogue pour deux, débutant par l’affreuse robe que je portais, que cela ne mettait rien en valeur de mes attributs et qu’au final, je n’étais qu’une fille sans gout vestimentaire, qui ignorait le potentielle qu’elle avait en elle. D’un côté, oui, je me suis sentie flattée, mais de l’autre…avec quelques regards vers nous qui n’avaient d’yeux que pour les vêtements plus qu’osés de la petite brune près de moi. Au final, et après que je me sois sentie plus que lamentable en renversant un verre sur un étudiant qui passait, j’ai doucement apprécié Lou’. A peine 2 heures après la début de la soirée, j’étais déjà dans un taxi rouant vers un club de nuit du nom de « Moulin Rouge ». Moi, qui adorais le film éponyme, j’espérais sans le dire que ce ne soit pas un club aussi…explicite que celui qui se trouvait sur Paris en France. Il y avait une foule immense qui attendait pour passer les portes et plus d’un se faisait recaler par le videur, avec ma tenue nullissime comme disait Lou, je ne risquais pas de passer. Je sortis la première du taxi et alors que je tendais la moitié de ma course, Lou’ me devança et me tira vers l’entrée. Avant d’entrée et devant tout le monde, elle tira sur ma robe, m’arracha la moitié de ma jupe qui remontait bien à la moitié de mes cuisses et entailla mon décolleté qui laissait peu de place à l’imagination maintenant. Gênée et rouge, elle m’entraina à sa suite dans la boite où nous entrâmes directement sans passer par la case videur. Une sorte de boite de nuit, bar ambiance. Une scène où chantait le groupe de Rock super connu dont le nom m’échappait totalement à ce moment là. Je me fis pousser sans ménagement sur la banquette et Lou’ demanda à voir un dénommé Hector et qu’on nous serve du champagne. -Tu as l’air de connaitre bien cet endroit ? Ce n’est pas le meilleur endroit pour parler, non ? Après quelques verres et une étrange sensation de légèreté et d’hyperactivité en moi, je passais une soirée démente. Dansant collée serrée avec des mecs que je ne connaissais même pas et me sentant désirable d’une manière exquise. Saoule, oui, je l’étais T.O.T.A.L.E.M.E.N.T ! Vers 2 heures sur mat’, Louann me proposa de rentrer alors que je beau gosse qui me tenait dans ses bras semblait lui déçu que je ne veuille pas aller chez lui. Lorsque nous sortîmes, le vent froid de la nuit et les odeurs de New York me firent ouvrir les yeux et je me sentais un peu moins ivre, quoi que beaucoup bancale sans l’appui des bras du beau garçon qui m’avait laissé son numéro. Lou’ qui n’avait pas l’air si déchirée que moi, m’emmena dans sa chambre d’hôtel pour éviter que je me perde dans les couloirs de confrérie des Apollons. Assise par terre sur la moquette fraîchement aspirée, je vis ma nouvelle amie m’apporter un bon petit encas pour éponger tout l’alcool que j’avais consommé durant la soirée. -Tu me trouves toujours aussi coincée, alors ? J’ai pris un pied d’enfer, ce soit, Lou’. Je crois que je ne me suis jamais autant éclatée de ma vie…faut dire qu’avec un père pasteur et des préceptes religieux à la con, pas étonnant que je sois encore vierge…Mais cela me pèse…t’as pas idée ! J’ai 21 ans…et le seul mec avec lequel je suis sortie, vraiment, je parles, hein…bah… (Il était évident à vous comme à moi, que j’avais un coup de le nez et ma façon de m’exprimer aurait fait rire n’importe quel coincé de la raie)…Il a fait croire à mon père qu’il m’avait sauté…et après…bah, il a voulu qu’on se mari…t’imagine ! C’était trop nul…Sous les ordres de Louann, j’attrapais un mini sandwich et j’enfilais les 5 suivants avec rapidité. -Ca se voit que j’ai jamais couché, Lou ? C’est écrit sur mon front, hein ?
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Message Sujet: Re: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Lun 28 Oct - 20:18

MIA & LOU



Il n’y avait rien de plus ennuyant que les soirées étudiantes classiques. Rien n’égalait celle donnée par les Dionysos et pourtant, certaines confréries tentaient de les détrôner. Quelle vaine tentative. Et ce n’était pas celle organisée par les Zeus qui allait changer la donne. Surtout pour fêter la Victoire d’un match de Football Américain. Bon, je n’y allais que par soutient envers Trey, parce qu’il avait joué et m’avait demandé d’être présente. J’étais bien faible par moment. Souhaitant me faire remarquer comme d’habitude, j’avais opté pour une robe courte mettant en valeur ma chute de rein vertigineuse. Je n’avais pas honte de ce que Dieu m’avait gracieusement offert.  J’étais restée planté un bon moment près du bar, un verre en main en hésitant à partir sans attendre de croiser mon terrible amant. Puis, j’ai repéré une fille. Grande brune, dans une robe à faire frémir de dégoût une bite en pleine ascension. J’étais allée la voir pour lui dire ce que j’en pensais, sans y aller par quatre chemins. Je me fis rembarrée, mais j’en avais l’habitude. Sauf que je n’ai pas lâché le morceau, jusqu’au moment où elle a capitulé. Je l’ai embarqué avec moi à une véritable soirée. Moulin Rouge. La soirée fut bonne, Mia était de bonne compagnie et j’imaginais déjà un avenir amical avec elle. On buvait pas mal et mine de rien, elle enquillait bien la petite. Moi qui pensais avoir affaire à une coincée pas possible, finalement je m’étais salement trompée. Il était évident qu’elle ne serait jamais à mon niveau puisque je le remarquais, la fille était pucelle. J’avais comme un don pour le devenir, pour le sentir à des kilomètres. Appeler ça l’expérience. Vers deux heures du matin, je décidais de quitter la boîte pour rentrer à l’hôtel. Mine de rien, j’étais claquée avec les nuits blanches précédentes et le peu de sommeil que j’avais a rattrapé. Mia tanguait pas mal sur ses jambes, elle était cuite. Je décidais de la ramener dans ma chambre, nous n’étions pas loin de l’hôtel. La soutenant un peu, on marchait bras dessus dessous jusqu’au Doubletree by Hilton. Le portier nous ouvrit et je guidais mon amie du soir jusqu’aux ascenseurs. Les portes s’ouvrirent après un petit carillon et j’ouvrais la porte de ma suite impériale au dernier étage. Je laissais Mia prendre ses marques tandis que j’appelais le service d’étage. « Ouais, c’est Louann Molesworth. J’aimerais deux club sandwich, les mêmes qu’hier. Du champagne et des fraises également. Merci. » Je raccrochais, retirant ma robe sans complexe. Seulement en tanga, j’allais enfiler un long tee-shirt. Lorsqu’on apporta la commande, je donnais un billet avant de la rejoindre sur la moquette. Elle débitait un flot de paroles qui me firent sourire. Sa virginité lui pesait ? Mais je pouvais y remédier sans problème. Je connaissais pas mal de mec sympa qui pourrait lui faire cela sans douleur. Il y avait Trey au sommet de la liste, l’un des meilleurs amants que j’avais eu jusqu’à présent. Je lui donnais l’assiette avec un sourire presque tendre. « Mange, ça te fera du bien ! » J’ouvrais le champagne, me servant une coupe avant de tourner le visage vers elle. « Non, ça ne se voit pas forcément. Enfin, je pense que je le vois parce que j’suis assez portée sur la chose moi tu vois. J’suis une belle salope, une grosse garce. Et donc, les pucelles, je les repère de loin. Parce que… je ne sais pas, vous avez ce regard qui me parle. C’est inexplicable, mais je l’ai vu dès que je t’ai repéré dans la salle, que t’étais encore vierge. Ce n’est pas une tare tu sais… » Je lâchais un rire en renversant la tête en arrière. « Bon d’accord, c’est une énorme tare surtout que tu as 21 ans quoi. Je ne le suis plus depuis des lustres, ça fait si longtemps d’ailleurs. Enfin bref… tout ça pour dire que si ça te pèse mais merde, qu’est-ce que tu attends ? » Je me tournais pour être face à elle. « T’es pas moche, t’as une putain de paire de nichons. Regarde les miens ! » Je soulevais mon tee-shirt. « Ils sont petits et ridicules à côté de ta paire et pourtant, je m’en tape des mecs. Alors imagine ton corps de rêve, t’as des formes, t’as une bouche à faire bander un cadavre. Qu’est-ce que tu attends franchement ? » Je baissais mon tee-shirt, remarquant que ma nudité semblait la gêner. Tout le monde n’avait pas mon impudeur totale.
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Message Sujet: Re: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Mar 29 Oct - 10:45


Lou & Mia


J’avais beau avoir un coup dans le nez, des pensées qui avaient un peu de mal à accrocher, je savais encore ce que je disais. Et bien qu’on dise souvent que l’alcool désinhibe les personnes, dans mon cas, cela me faisait surtout parler dans cette situation. « Non, ça ne se voit pas forcément. Enfin, je pense que je le vois parce que j’suis assez portée sur la chose moi tu vois… » Sérieux, si elle le voyait, pas mal de gens, devaient aussi s’en rendre compte et cela me fit rougir de honte. Si pour Lou’, ce n’était pas écrit sur mon front, pour moi, c’était une évidence qui à l’heure d’aujourd’hui devenait plus une tare qu’autre chose. « Bon d’accord, c’est une énorme tare surtout que tu as 21 ans quoi. Je ne le suis plus depuis des lustres, ça fait si longtemps d’ailleurs. Enfin bref… tout ça pour dire que si ça te pèse mais merde, qu’est-ce que tu attends ? » Ce que je t’attendais ? Bah, je ne sais, pas ? Le bon ! Après tout, je n’avais jamais voulu franchir le pas avec Declan, pourtant nous étions restés un moment ensemble, mais je ne savais pas trop, il n’avait jamais fait naître le désir en moi pour me permettre de franchir le cap. –Je ne sais pas trop…Je me sentais pas encore prête, avant… « T’es pas moche, t’as une putain de paire de nichons. Regarde les miens ! » Lou’ se mit à soulever son tee-shirt, me laissant voir sa poitrine, ok, elle était minuscule, mais je détournais rapidement les yeux. Un peu de pudeur ne lui ferait pas de mal à elle. « Ils sont petits et ridicules à côté de ta paire et pourtant, je m’en tape des mecs. Alors imagine ton corps de rêve, t’as des formes, t’as une bouche à faire bander un cadavre. Qu’est-ce que tu attends franchement ? » Le rouge aux joues, je n’étais pas aussi naïve, l’allusion à ma bouche, me fit remonter des pensées et visons que je ne voulais pas avoir. Rien que l’idée de pauser ma bouche sur la…enfin vous savez…beurk, j’en avais des hauts le cœur. – Je crois que j’attends celui qui sera le bon… Avec tout ça, mes idées devenaient un peu plus claires, dès qu’on parlait de cul avec moi, j’avais toujours envie de me planquer sous une couette. J’en avais envie, bien évidemment, ça me démangeais, il suffisait que je regarde un torse ou des épaules larges d’un homme pour me sentir fiévreuse, mais voilà, je manquais de confiance en moi et en celui avec qui j’étais censée franchir le pas. Et puis, imaginez la honte. *salut j’ai 21 ans et je suis encore vierge…* Ce n’est pas le genre de chose qui attire les mecs de nos jours. – Pour tout dire, je ne sais même pas si je suis encore…vierge. Il y avait…mon petit ami, du temps où j’étais au Kansas. On sortait ensemble depuis pas mal de temps et…il voulait bien sur, mais pas moi. J’avais dix-sept ans presque dix-huit, et…enfin…bref, avec lui, je ne le sentais pas.  Declan, il était possessif et jaloux, il refusait que je parte pour Harvard, je ne te raconte même pas tout ce qu’il a manigancé pour m’empêcher d’y aller. Et puis, un soir alors qu’on rentrait du ciné, il a voulu me forcer à l’épouser. On s’est disputé et il m’a frappé, après je ne me souviens plus de rien. Je me suis réveillée nue dans mon lit avec lui, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je ne me souviens de rien. Je sais juste que la gynéco m’a dit que mon hymen était craqué. Je me suis sentie mal, mais je sais aussi qu’avec tout le cheval que je faisais, il est possible que… quelques larmes glissèrent le long de mes joues rondes. Me souvenir de ça me faisait mal, et je ne m’en étais pas rendue compte avant d’en parler avec Lou’. Je passais ma main pour essuyer les rebelles qui s’étaient attardées. – Enfin, bref…Declan a parlé à mon père…et pour tout te dire, il est pasteur, ultra-conformiste et super con aussi… En disant cela, je me mis à sourire nerveusement, il était vrai que mon père n’était pas celui que je portais le plus dans mon cœur pour ce qu’il m’avait fait et même après des années. – Mon père a voulu me forcer à l’épouser et je me suis barrée…depuis je suis méfiante avec les hommes, j’ai peur qu’ils soient tous comme lui et…Je sais, c’est con, mais…c’est ce que je ressens. Je passais ma main dans mes cheveux, m’adossant au bas du canapé et soupirant pour reprendre mes esprits. – Mais je crois encore en l’amour, celui qui me fera des papillons dans le ventre. Il faut juste que je…n’ai plus peur.
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Message Sujet: Re: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Mar 29 Oct - 14:17

MIA & LOU



« Je crois que j’attends celui qui sera le bon… » Face à cela, je ne pouvais rien dire ni faire quoi que ce soit. Pour moi, aucun mec n’était éternel et ce n’était pas leurs belles paroles du début qu’il fallait croire. On ne saura jamais si c’est le bon ou pas, sauf au moment de crever s’il est toujours à tes côtés. Mais je sentais bien que Mia était le genre de fille à attendre le garçon qui ferait chavirer son cœur pour lui offrir sa virginité. Je pourrais faire sembler de dégueuler face à cet étalage de mièvrerie. Mais je ne voulais pas la blesser ou juger sa façon de penser. On me jugeait bien assez pour que je le fasse aux autres si gratuitement. Surtout qu’elle semblait m’apprécier pour le moment et qu’il était possible qu’on devienne amie, pourquoi la faire fuir maintenant ? Elle avait les joues rouges de gêne, à cause du sujet ou de moi, je ne saurais le dire. Mais à ma plus grande surprise, elle se mit à me parler d’elle. « Pour tout dire, je ne sais même pas si je suis encore…vierge. Il y avait…mon petit ami, du temps où j’étais au Kansas. On sortait ensemble depuis pas mal de temps et…il voulait bien sur, mais pas moi. J’avais dix-sept ans presque dix-huit, et…enfin…bref, avec lui, je ne le sentais pas.  Declan, il était possessif et jaloux, il refusait que je parte pour Harvard, je ne te raconte même pas tout ce qu’il a manigancé pour m’empêcher d’y aller. Et puis, un soir alors qu’on rentrait du ciné, il a voulu me forcer à l’épouser. On s’est disputé et il m’a frappé, après je ne me souviens plus de rien. Je me suis réveillée nue dans mon lit avec lui, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je ne me souviens de rien. Je sais juste que la gynéco m’a dit que mon hymen était craqué. Je me suis sentie mal, mais je sais aussi qu’avec tout le cheval que je faisais, il est possible que… » Mon visage changea pendant son récit. Un garçon dont elle était tombée amoureuse, un mec jaloux et possessif qui lui brisait certains rêves et espoirs. Un mec violent qui avait osé lever la main sur elle. Je ne pouvais que faire un rapprochement avec mon passé, avec Pieras. L’histoire du mariage était assez incompréhensible pour la fille que j’étais, mais l’histoire du réveil nue dans le même lit que lui était suspecte. Aucun mec ne profiterait pas de la situation, surtout avec le caractère qu’elle me décrivait et l’image que je m’en faisais. Un salop sous tout rapport. Je vis des larmes glisser sur ses joues à la fin et je me sentis conne. Que devais-je faire ? J’étais bien incapable face aux émotions des autres, comme s’il existait une barrière entre moi et les ressentis humains. Je fis ce que je pensais bien, même si je me trouvais stupide. Une main sur son genou comme un soutien, ce qui sembla l’encourager à poursuivre. « Enfin, bref…Declan a parlé à mon père…et pour tout te dire, il est pasteur, ultra-conformiste et super con aussi… » Oula. En effet, avec un père tourné vers Dieu, je comprenais mieux l’histoire du mariage pour cacher la honteuse traîtrise de Mia –qui n’en était pas une à mes yeux mais bref- et honorer à nouveau la famille bonne aux yeux de tous. « Mon père a voulu me forcer à l’épouser et je me suis barrée…depuis je suis méfiante avec les hommes, j’ai peur qu’ils soient tous comme lui et…Je sais, c’est con, mais…c’est ce que je ressens. » J’eus un petit sourire à cet instant, resserrant mes doigts sur sa chair. « Non, ce n’est pas con… » Elle redressa son regard sombre et brillant vers moi, m’offrant ainsi une partie de son âme que je ne connaissais pas. Enfin, je ne la connaissais pas du tout même. Mais j’étais touchée par ses confidences, me rapprochant d’elle plus qu’elle ne pouvait le comprendre. « Mais je crois encore en l’amour, celui qui me fera des papillons dans le ventre. Il faut juste que je…n’ai plus peur. » Devais-je réduire ses espoirs en lui donnant ma version de l’amour ? Non. Parce qu’au fond, peut-être que j’y croyais moi aussi ? Bien caché derrière toute la crasse de drogue et d’indécence. « Je suis touchée que tu te sois confiée à moi. Je te jure que rien ne sortira de cette chambre. » J’étirais un faible sourire, portant une fraise dans ma bouche pour savourer le goût sucré avant les paroles acides que j’allais balancer. « Tu sais, je ne crois plus en l’amour depuis longtemps. Alors, je ne vais pas te dire que tu as raison d’attendre le bon, parce qu’au fond, tu sais jamais si c’est lui ou pas. Les mecs sont comme nous les filles, impulsif et indécis, incontrôlable. Ils peuvent être bon et généreux, mais être de parfait salaud une fois que tu es amoureuse d’eux. » Mon ton était amère, mon regard dur et fuyant. « Ton histoire me touche parce qu’elle est semblable à la mienne, outre le côté Dieu et mariage parce qu’honnêtement, mes parents n’en ont rien à foutre de ma poire. Ils m’engueulent, ils essayent de me priver de choses mais au final, ça ne fait qu’aggraver la situation et il me redonne tout en criant Amen. » Je relâchais son genou pour m’installer plus confortablement, sois sur le ventre à même la moquette, ma coupe de champagne devant le visage et mon doigt retraçant le cercle. « Il y a eu ce garçon, Pieras. J’avais quinze ans. Je l’ai rencontré à une soirée de la nouvelle année. Tu as certainement dû entendre parler de lui. Le groupe Red Light te dit certainement quelque chose… Et bien, c’est le chanteur du groupe. » Je croisais son regard avec un sourire à sa réaction. « Ce n’était pas vraiment un coup de foudre, mais dès les premières minutes, on a couché ensemble. Et après ça, il a dit que j’étais à lui. Les premiers mois, t’es amoureuse alors tu vois rien. Y’a que ton corps qui montre l’envers du décor aux autres. Il me battait, il était possessif à un point inimaginable. Et moi, je cédais à tout. Et même lorsque je ne voulais pas, je n’avais pas mon mot à dire. Je pense qu’après que les sentiments se soient éteints, j’étais juste prise au piège. » Je soupirais, continuant d’observer mon doigt danser sur le cristal. « Je suis restée un an et demi avec lui. Chaque jour était une épreuve, j’avais toujours une marque. Que ce soit par coup ou juste par dominance pendant qu’on baisait. Il m’a même marqué avec un couteau sur le cul, pour prouver aux autres que j’étais à lui. Une cicatrice que je me suis bien mutilé pour ne plus avoir à la voir. … Puis je suis tombée enceinte de lui. J’aurais dû le faire évacuer, j’étais jeune. Sauf que, je ne pouvais pas… Je ne suis pas un robot comme on le pense. Je l’ai gardé, je l’ai porté et il m’a promis de rester auprès de moi. J’étais aveugle, une putain d’aveugle amoureuse d’un monstre. Et d’un seul coup, il a disparu. C’était à la fois une délivrance mais... j’avais son bébé. Une petite fille, Sarah-Lou. » Mon regard était le reflet de mon âme, brisé et torturé. « Je l’ai perdu dans un accident de voiture, à huit mois de grossesse. » Je portais le verre pour le vider d’une seule traite, m’en servant un nouveau. « Il avait de si belles paroles que j’ai cru que c’était lui, que j’allais finir mes jours avec lui. Et même lorsqu’il me frappait, j’y croyais encore. Mais au final Mia, ils sont beau parleur. Ils peuvent te faire croire tout ce qu’ils veulent. Et par amour, t’y crois. » Je levais mon visage vers elle, aucune larme sur mes joues mais mon regard me trahissait, comme toujours. « J’ai essayé de me tuer, parce que je ne pouvais plus me regarder dans un miroir. Comment j’ai pu accepter ça ? Pendant un an et demi… Enfin bon… Tout ça pour dire que… Je pourrais te descendre et te traîter de nulle. Mais… tous les hommes ne sont pas comme Pieras et Declan. » J’étirais un sourire, tentant de lui donner un espoir malgré tout. « Bref… Je te dirais, continue d’espérer que ta première fois soit avec l’homme de ta vie mais… FONCE parce que tu as vingt-et-un ans ma vielle. » Et je me mis à rire pour détendre l’atmosphère.
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Message Sujet: Re: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Mar 29 Oct - 20:50


Lou & Mia


« Je suis touchée que tu te sois confiée à moi. Je te jure que rien ne sortira de cette chambre. » Qu’elle pouvait le raconter ne m’avait même pas effleuré l’esprit, sans doute à cause du brouillard qu’avait provoqué l’alcool sur moi. J’observais Lou’, la seule personne à connaitre mon histoire depuis mon départ du Kansas était Chad. Et là, je me rendais compte que je me confiais à une parfaite inconnue, mais je ne sais pas comme le dire, mais j’avais l’impression de connaitre Louann depuis des années, le courant n’était certes pas passé tout de suite, mais peu de temps après. Et même si elle s’habillait bien trop osée pour moi, je voyais une fille fragile, tout comme je l’étais en quelque sorte. « Tu sais, je ne crois plus en l’amour depuis longtemps. […] mais être de parfait salaud une fois que tu es amoureuse d’eux. » Ces paroles n’allaient pas me rassurer loin de là et je me sentais encore plus réticente envers eux. Elle devait en connaitre plus que moi, vu sa prestation de ce soir au club, j’imaginais bien qu’elle n’avait pas eu qu’une dizaine de mecs dans sa vie.  Elle avait une certaine amertume dans sa voix, mais aussi de regret peut-être, je n’aurais su le dire, mais, je savais une chose, Lou’ d’après mes cours de psychologie était le portrait type de fille qui ne montre pas qui elle est vraiment aux yeux du monde.  « Ton histoire me touche parce qu’elle est semblable à la mienne , […] » Sa phrase attira mon attention plus que je ne le souhaitais, après tout. Si moi, je m’étais renfermée après l’histoire avec Declan, elle avait peut-être choisi une autre voix, celle du libertinage abusif, à ce que j’en avais perçu pendant la soirée, du moins. Mais je me trompais peut-être, comment pourrais je la juger en une soirée, enfin demie soirée, car j’avais été saoule rapidement. Lou’ se mit sur le ventre et je continuais à la regarder, attentive et curieuse de connaitre son histoire à elle.  « Il y a eu ce garçon […] Mais au final Mia, ils sont beaux parleurs. Ils peuvent te faire croire tout ce qu’ils veulent. Et par amour, t’y crois. » J’étais scotchée à ses lèvres pendant toute son histoire, et dire que je me plaignais de ma petite mésaventure, comment faisait-elle pour ne pas chavirer. Je me pris à avoir plus de l’admiration pour elle, la pitié, ça je ne l’envisageais même pas. Non, il fallait être sacrément forte pour avoir vécu ce qu’elle avait vécu et ne pas verser une seule larme en le racontant, bien que son regard fuyant le mien en disait bien plus que ce qu’elle espérait me faire croire. J’avalais ma salive lorsqu’elle me parla de sa tentative de suicide, finalement, pas si forte que je le pensais. Mon regard s’attendrit à ses paroles et j’aurais pu la prendre contre moi, c’était dans ma nature, seulement, là, je ne me permis pas ce geste d’affection. Je hochais la tête, affirmant que sans doute, ils n’étaient pas tous ainsi, mais que s’il en existait déjà deux, ils n’étaient pas les seuls. « Bref… Je te dirais, continue d’espérer que ta première fois soit avec l’homme de ta vie, mais… FONCE parce que tu as vingt-et-un ans ma vielle. »  Son rire fut communicatif et je ris avec elle de bon cœur, entre mes sentiments chamboulés par nos histoires et ce qu’ils avaient fait ressurgir et l’absurdité de mon état de fille innocente. Pour me donner consistance, je pris un petit sandwich que je mâchais en silence avant de me retourner vers le regard clair de ma nouvelle amie. – Tu m’apprendrais à avoir confiance en moi ? Je veux dire…J’aimerais pouvoir aller vers les gens comme tu le fais. Sans…coucher forcément, mais me sentir mieux. J’ai toujours la sensation d’être la fille du Kansas qui ne connait rien au vrai monde et personne ne m’a appris, parce que j’ai toujours été trop protégée de tout. Je ne suis pas comme toi et je t’admire, pour ce que tu es. Pour ce que tu as vécu et la manière dont tu te tiens, maintenant. Je n’aurais pas pu vivre ce que tu as vécu et être debout et vivre comme tu le fais. Elle se releva et je suivis son geste du regard. – Je me sens nulle de me plaindre avec mon histoire, comparée à la tienne, c’est…presque lamentable.  Je baissais le visage, confuse et gênée à la fois. Mais cette conversation à cœur ouvert, me faisait le plus grand bien. Ma tête bascula sur le canapé et je me mis à rire. – Tu te rends compte qu’on ne se connait pas et qu’on vient de se raconter les pires trucs de notre vie… Un rire nerveux sortit de ma bouche et revint à elle. – Tu fais quoi demain ?  
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Message Sujet: Re: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Mer 30 Oct - 15:42

MIA & LOU



« – Tu m’apprendrais à avoir confiance en moi ? Je veux dire… […] Je n’aurais pas pu vivre ce que tu as vécu et être debout et vivre comme tu le fais. » Je me relevais pour être assise en face d’elle, afin de pouvoir croiser son regard. Lui apprendre à avoir confiance en elle, être plus libéré et prendre plus d’initiatives envers les autres. Je ne pensais pas avoir le don de rendre une personne aussi libre que je l’étais, et je ne le souhaitais à personne. Je n’étais pas fière de mon attitude ni même de posséder plus de huit cents conquêtes. Mais si je pouvais aider Mia à être une fille moins coincée, ça lui permettrait certainement d’avoir un garçon et de perdre sa fleur. Lorsqu’elle mentionna son admiration pour moi et ce que j’étais, je fronçais des sourcils en détournant la tête, haussant des épaules. Je n’aimais pas inspirer la pitié, l’admiration ou même l’amitié. J’étais une fille qui fuyait toute forme de sentiments, cependant, étrangement, après mes confidences… je me sentais liée à Mia d’une façon inexplicable. Je glissais une main fine et pâle dans ma chevelure charbon. « Chaque histoire est différente. La tienne est tout aussi importante que la mienne Mia. » Elle baissa le visage et je me penchais en avant avec un sourire, glissant deux doigts sous son menton pour lui relevé. Puis, je m’écartais et elle se mit à rire. En effet, nous venions de nous confier sur des sujets délicats alors que nous étions deux inconnues. Je n’en revenais pas d’avoir eu la langue aussi déliée en sa présence. « Tu fais quoi demain ? » Je levais un sourcil, un sourire amusé au bord des lèvres. « Demain, je te colle aux basques. Regarde ta robe, il faut absolument que je voie ta garde-robe. Car s’il y a d’autres horreurs comme celle-ci, je sens qu’on va faire un tour sur la cinquième avenue. » Shopping. Plaisir puissant, pouvoir sortir ma carte et débourser une fortune pour des vêtements. J’en frétillais d’avance. Je pris ma coupe de champagne, venant m’allonger sur le lit. J’étais encore dans l’ambiance complicité avec Mia et sans réfléchir, je posais. « Quelle a été la pire chose que tu as faite ? » J’entendis Mia bouger puis le lit s’affaisser légèrement. Tournant le visage sur le côté, elle était allongée à côté de moi. Nos regards se croisèrent, comme un appel à la confiance. Oui, nous étions faites pour tout nous dire cette nuit, tout s’avouer sans jamais se trahir. À cet instant, j’ouvrais mon âme à Mia en espérant pas le regretter. Et je sentais bien que la tension était palpable chez elle. Pouvait-elle me faire confiance ? Allait-elle écouter les rumeurs sur moi ? Non. Je me mordis la lèvre pour l’écouter me narrer sa pire connerie. Aucune émotion ne filtrait, pour éviter de l’empêcher de s’exprimer. Puis, la question se retourna contre moi. « La pire ? Toute ma vie se résume aux pires choses que j’ai faites. Mais je dirais que la pire de tout, ç’a été de me prostituer. C’était humiliant, mais… lorsque mon père l’a su, ça l’a royalement fait chier et j’ai gagné malgré la honte. » Mia possédait ce truc particulier, cette chose qui me faisait l’apprécier. En sa présence, je ne me sentais jamais jugée et pourtant, je ne lui parlais pas de fumer une cigarette et répondre à mes parents. Elle posa une autre question et je fronçais des sourcils. Mon plus lourd secret. Je détournais la tête, posant le regard sur le plafond. « On dit que je suis la réincarnation de Beethoven. J’ai l’oreille gauche à moitié sourde à cause d’une malformation de naissance. Et pourtant… je suis un prodige du piano depuis que j’ai trois ans. Je n’ai jamais eu besoin de cours, et c’était un honneur de m’avoir au conservatoire. Julliard m’attend d’ailleurs… Mais j’ai refusé d’y aller dans l’unique but d’emmerder mes parents. » Je craignais la lueur de son regard, mais pourtant, il n’y avait rien d’autre que la surprise et autre chose que je ne pourrais définir. Je lui retournais la question, attendant sa réponse avec un maigre sourire.
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Message Sujet: Re: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Mer 30 Oct - 20:08


Lou & Mia


« Demain, je te colle aux basques. Regarde ta robe, il faut absolument que je voie ta garde-robe. Car s’il y a d’autres horreurs comme celle-ci, je sens qu’on va faire un tour sur la cinquième avenue. »  Penaude, je baissais le regard sur ma robe déchirée par les soins de Lou, de toute évidence, elle ira à la poubelle en rentrant dans ma chambre universitaire. Je n’étais pas super calée sur la géographie de Manhattan, mais je savais que la 5th ave était bien trop chère pour moi. Je n’allais pas me lancer dans un débat avec Lou’, mais il était évident que je n’achèterais rien là-bas. Elle se leva pour se poser sur le lit et je posais mon menton sur le canapé de manière à la garder dans mon angle de vue. Elle me posa une question qui me laissa à réfléchir, je tentais de me lever, chancelante, j’allais vers le lit pour être plus à l’aise et je m’y écroulais en douceur, appréciant le moelleux sous ma tête. La pièce tournait un peu, mais je m’en remettrais. Je glissais mon coude sous ma tête pour me relever un peu et je me mordis la lèvre tout en réfléchissant à ce que j’avais fait de pire dans ma vie. – J’ai volé toutes les bibles que mon père avait dans son placard au temple et j’ai fait porter le chapeau à mon frère aîné. Je n’en suis pas très fière, parce qu’il s’est fait punir pendant deux mois. C’était terrible, parce qu’il clamait son innocence et je ne me suis jamais dénoncée, et toi ? La pire des choses que tu as, faites ? Je m’attendais à tout de la part de Lou’, même à des choses que je ne voulais pas entendre et … je ne m’étais pas trompée de beaucoup. « La pire ? Toute ma vie se résume aux pires choses que j’ai faites. Mais je dirais que la pire de tout, ç’a été de me prostituer. C’était humiliant, mais… lorsque mon père l’a su, ça l’a royalement fait chier et j’ai gagné malgré la honte. » Je ne voulais pas la juger, une bonne chose que mon père et son éducation m’avaient appris, la compassion et le pardon de soi. Mais, faire cela pour juste faire chier son père. Quelle destruction horrible, pour elle. Elle ne devait pas avoir une haute opinion d’elle-même pour se livrer à de telles pratiques et même si je ne voulais pas mettre en relief mes cours de psychologie, avec elle, j’allais devoir le faire pour la comprendre et peut-être l’aider. Car plus Lou’ me parlait et plus je sentais un terrible mal de vivre. J’avais peut-être un peu de mon père en moi, cette capacité d’écoute et de vouloir aider son prochain. – Quel est ton plus lourd secret ? Elle coupa le lien visuel, comme si elle ne supportait pas de me dire ce qu’elle allait me dire en face. Je restais là, pendue à ses lèvres que je ne pouvais plus que deviner.  « On dit que je suis la réincarnation de Beethoven. J’ai l’oreille gauche à moitié sourde à cause d’une malformation de naissance. Et pourtant… je suis un prodige du piano depuis que j’ai trois ans. Je n’ai jamais eu besoin de cours, et c’était un honneur de m’avoir au conservatoire. Julliard m’attend d’ailleurs… Mais j’ai refusé d’y aller dans l’unique but d’emmerder mes parents. » Je fus surprise d’une telle révélation, pas pour son oreille, non, mais pour le fait, qu’elle était une virtuose de la musique et qu’elle n’en jouissait pas. Et toujours et encore pour ses parents ou contre, pour être précise. À quoi pouvait-elle bien jouer ? Elle se privait des choses qui lui faisaient du bien pour se détruire avec des choses qu’elle n’aimait pas et qui la conduisaient vers le gouffre, plutôt que de remonter vers la lumière. Je sortis de mes pensées, qui s’enfuirent comme un nuage sur lequel on souffle. Reprenant mes esprits et lui demandant de me répéter sa question, je restais là, en haussant les épaules. – Je n’ai pas de lourd secret…Du moins pas de chose que je n’ai jamais dite à qui que ce soit et rien qui mériterait le titre de secret et encore moins l'adjectif, lourd. Nous enchainâmes notre conversation, jusqu’à ce que nos yeux n’en puissent plus et que le marchand de sable nous emporte.

Ce matin, j’eus su mal à ouvrir les yeux et le mal de crâne qui me tourmentait, me sembla plus que désagréable. Je saluais Lou’, avant de filer aux toilettes et à la salle de bain, renfilant mes vêtements de la veille, même si je n’aimais pas ça, je n’avais guère le choix. Mais au moins, j’étais propre. Lou’, pris ma place après que je sois sortie et je l’attendis devant un thé, avant qu’elle ne me traine vers l’université pour faire du tri dans mon armoire. D’un côté, je n’étais pas contre, je voulais me fondre dans la masse de New York et me sentir comme chez moi. Et qui mieux que Louann pouvait m’aider pour cela. On entra dans ma chambre, chez les Apollons et je l’autorisais à fouiner. J’attrapais un jean et un tee-shirt, ainsi qu’une petite culotte pour me changer et enfiler enfin des vêtements nets. Lorsque je revins, elle avait presque tout mis dehors et je regardais le tas de fringues, beaucoup avaient une histoire et un souvenir. Bon, ce n’était que des bouts de tissus, mais…ah non ! Pas celui-là ! J’attrapais mon tee-shirt bleu pour le mettre sous mon oreiller. – Pas celui-ci…c’est…à Chad. Je dois lui rendre. Elle m’interrogea sur qui était Chad, l’air malicieux et curieux, comme s’il avait pu être un potentiel petit ami. –Non, je t’arrête de suite. Chad, c’est…mon meilleur ami, un frère…il n’y aura jamais ce que tu penses entre lui et moi…on se connait par cœur, lorsqu’on était petits, il débutait une phrase et je la terminais….Non, ne me fais pas ces yeux-là… Elle termina de tout retirer, la seule chose qui me restait était une chemise de soie noire que m’avait donnée Esméralda. – En gros…j’ai des gouts de chiotte !! Prononçais-je les mains sur les hanches d’une résignation amusée. Nous nous mîmes à éclater de rire, il allait falloir que je dise à Lou’ maintenant que je n’avais pas assez d’argent pour me racheter des fringues sur la 5th ave.
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Message Sujet: Re: Rien de tel qu'une soirée animée pour se faire des confidences Ft Louann Mer 30 Oct - 20:58

MIA & LOU



« Je n’ai pas de lourd secret…Du moins pas de chose que je n’ai jamais dite à qui que ce soit et rien qui mériterait le titre de secret et encore moins l'adjectif, lourd. » Mia était une sainte en fait. À côté, je faisais vraiment l’oiseau de mauvais augure. Et c’est ce que j’étais, mais les contrastes entre nous étaient réellement flagrants. Elle était sage, elle n’avait pas fait de grosse connerie dans sa vie et vu sa famille, elle ne m’aurait jamais fréquenté s’ils avaient été sur New York. Et pourtant, nous étions là à discuter de nous, dans la plus stricte intimité. Jusqu’à l’épuisement. Le matin fut difficile pour nous deux. Moi, je manquais de sommeil et elle, l’alcool faisait ses ravages. Elle fut la première à sortir du lit et j’observais sa silhouette disparaître dans la salle de bain alors que je me rendormais. C’est sa voix qui me réveilla en sursaut. J’osais un pied à l’extérieur, puis le second pour aller jusqu’à la douche. Je réglais l’eau, retirant mes vêtements pour entrer sous le jet. La sensation fut immédiate, ma peau vira au rouge avec la température élevée, mais ses oreilles évacuaient la brume du matin pour rendre mon cerveau plus éveillé. Je ressortis une demi-heure après, dans un slim noir et un grand pull déchiré. Prenant mon sac, je l’embarquais pour aller jusqu’à l’université. Mon objectif, checker sa garde-robe pour lui offrir des tenues dignes d’elle. Les chambres étaient petites comparées à ma suite. Je montrais l’armoire avec un sourire. « Je peux ? » Elle fit un geste, venant prendre des affaires pour aller dans la salle de bain. J’eus une grimace, commençant déjà à tout sortir de là. Mon dieu, mais d’où elle venait ?! Je fis un gros tas de ce qui allait partir. Elle ressortit, prenant un vieux tee-shirt pour le planquer et dire qu’il appartenait à quelqu’un. « Chad ? C’est qui ça hein… Petite filoute… » Elle m’expliqua que c’était son meilleur ami, mais j’avais un regard plutôt soupçonneux. L’amitié entre un mec et une fille n’existe pas. Le cul passe avant tout. Peut-être que ça serait lui, son premier finalement. « En gros…j’ai des gouts de chiotte !! » s’exclama-t-elle lorsque j’eus terminé mon tri. Je lâchais un rire avec elle, une main sur la hanche droite. « Écoute Mia, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ton problème de virginité, il vient de là. Tu t’habilles comme un sac, tu caches ton potentiel et du coup, le mec n’ose pas venir à toi. Une fille qui se cache signifie complexe. Complexe égal emmerde. Emmerde égal emmerde. Donc rien, pas de désir et pas de sexe. Tu vois ?! » J’avais un sourire, je la taquinais surtout. Et je savais qu’elle ne le prendrait pas mal. « Bon, allez, prends ton sac et on y va ! » Elle semblait traîner des pieds, hésitant à dire quelque chose. « Quoi ? … tu ne dis rien, tu ne poses pas de question ni d’objection. Tu auras le temps de faire des remarques une fois rhabillées OK. GO ! » Je lui pris la main pour quitter sa chambre et le bâtiment de sa confrérie. Une fois vers la rue, on prit un taxi pour aller jusqu’à la cinquième avenue. Je savais parfaitement où l’emmener. Tirant le bras de Mia, je la fis entrer dans l’une des boutiques les plus luxueuses de la rue. Cameron s’approcha de nous, tout sourire. « Miss Molesworth, toujours un plaisir de vous accueillir. » Je montrais Mia d’une main. « Il faut tout lui refaire. Sous-vêtements, robe de soirée, robe pour sortir et surtout, des vêtements de tous les jours. Jean, haut et tee-shirt. Prévoir pour l’hiver. Bref, une véritable garde-robe. » Cameron avait les yeux qui pétillaient, oui je venais toujours dépenser une fortune chez elle. Je me tournais vers Mia avec un sourire. « Aujourd’hui, tu fais ta Pretty Woman et je suis le riche milliardaire. Putain… » Je riais tout en suivant Cameron.

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