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 You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey

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Message Sujet: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey Mar 29 Oct - 8:32



Je touchais la fin de mes études. Enfin, j’en avais encore pour de bonnes années au moins. Ce que je faisais me plaisait. De toute façon, il fallait que ça me plaise, je n’étais pas le genre de fille qui aimerait s’ennuyer à mourir durant ces heures de travail. Enfin quoi que pour l’argent ça restait à voir. Bref quoi qu’il en soit, je n’avais pas cours en ce jeudi matin. J’avais un professeur absent et le reste des cours avaient été annulés, allez savoir pourquoi. Je logeais sur le campus de l’université. Je me serais bien pris un appartement à New-York mais mes parents m’avaient signalé qu’ils n’avaient pas l’intention de payer mon loyer. Ne voulant pas travailler comme la plupart des étudiants dans un endroit minable tel un bar ou une boite de nuit ou encore un restaurant, j’avais opté pour la solution de facilité. J’étais allé prendre un café au Starbucks qui n’était pas loin de l’université. J’adorais le café. Tous les jours, je commençais par en boire un, c’était une habitude que j’avais prise. J’étais retourné à l’université. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais faire, vu que la plupart de mes amis étaient en cours. J’aurais pu aller faire les boutiques, mais j’avais déjà fait dix fois le tour de la nouvelle collection automne/hiver. Au pire, je pouvais travailler mes cours mais pour une fois que j’avais du temps de libre, je préférais en profiter. Beaucoup se demandent comment je fais pour être dans les premiers de ma promotion vu que je ne travaille pas des masses. Enfin, je fais juste le strict minimum pour ne pas me fatiguer trop vite. J’errais donc dans les couloirs, tout en regardant mon téléphone portable. Je verrais bien où j’atterrirais après tout. Toujours le nez sur mon téléphone, je consultais ma page facebook. L’un de mes soi-disant ami avait marqué qu’il était « en couple ». Je soupirais, qu’est-ce ça pouvait être pathétique les gens qui mettent à jour leur statut facebook comme ça. Au pire, on s’en fou de savoir s’il en couple, célibataire, en relation compliquée et j’en passe les meilleurs. Je ne regardais pas vraiment où j’allais, trop absorbé par me moquer intérieurement de gens sur facebook, lorsque je me fis percuter. Ou que je percutai quelqu’un, je n’en savais rien en fait. Mon portable tomba dans la bousculade, chose qui n’allait certainement pas passer avec moi. Tout en me baissant pour ramasser mon téléphone et sans regarder la personne qui venait de me bousculer, je lançais sur un ton assez agressif :

« Nan mais tu peux pas…» Je venais de lever les yeux vers la personne en question. Lorsque j’avais croisé son regard, j’eus un pincement au cœur. Trey ?! C’était une blague ?! Ca faisait je ne sais pas combien de temps que je l’évitais le plus possible et il fallait qu’aujourd’hui, on se croise ?! Je continuais de la regarder, puis croisa les bras et lui lança : « Trey ! Quelle bonne surprise… T’es pas censé être en cours à cette heure-là ? »

Certes, j’avais toujours voulu m’excuser auprès de lui pour ce qui s’était passé entre nous et pour ce que je lui avais fait. Je savais que j’étais fautive et que je l’avais blessé mais qui peut dire qu’il n’a jamais fait de connerie lors d’une soirée arrosée ? De toute façon, je n’allais pas m’excuser de but en blanc comme ça. Déjà parce que je l’aurais l’air ridicule et aussi parce qu’il me prendrait pour une folle alliée. Déjà qu’il n’avait pas forcément une bonne opinion de moi. Toujours les bras croisés, je continuais de le fixer, attendant une réponse de sa part.
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Message Sujet: Re: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey Mar 29 Oct - 13:17



La belle n’attend que ça, que je me redresse de la banquette, que je l’accoste et prononce les belles paroles. Et encore, je suis certain que d’un simple regard, d’une légère caresse sur son épaule et d’un clignement des yeux, je me retrouve dans les toilettes. Cependant, même si j’ai une forte envie à assouvir ce soir, je tiens à montrer mes talents en matière de la sensualité sur un lit, dans ma chambre ou la sienne. Terminant mon fond de verre ambré d’une traite, je décide de me redresser afin d’aller la voir. Elle est blonde, elle a le diable au corps rien qu’à regarder son déhanché. Pour sûr qu’avec cette fille, je vais passer une nuit plus qu’agréable. Le sourire aux lèvres made in Trey, je pose un coude sur le mur à côté d’elle. « Salut » me dit-elle. Même pas besoin de parler en premier, la femelle attend son mâle. Mon regard dévie sur sa poitrine plus que volumineuse. Hmh. D’un mouvement de tête, je lui fais comprendre mes intentions. Pas frileuse pour un sou, elle accepte en prenant son sac à main. Une main à ses hanches, je l’accompagne jusqu’à la sortie. On se dirige vers ma voiture, une magnifique mustang rouge. C’est l’unique femme de ma vie. J’ouvre sa portière, portant sa main fine à ma bouche charnue. « Je m’appelle Trey beauté. »  Elle rit légèrement, mais ce soir, je ne cherche pas une femme avec la tête pleine. Juste un moment de pure folie sous les draps et je sens que la belle plante qui m’accompagne m’offrira ces instants convoités. Je me place derrière le volant alors qu’elle me donne son prénom, Cassie. J’étire un sourire, faisant gronder mon moteur avant de m’engager sur la voie rapide. Ma main prépare le terrain, glissant sur sa cuisse dénudée pour avoir un avant-goût de sa chair déjà parsemé de frissons. Elle m’attend. J’appuie sur l’accélérateur, traversant Times Square pour retourner jusqu’à Greenwich Village, lieu de l’université et de ma confrérie. Je m’arrête sur le parking après dix minutes environs de route, je descends de voiture et lorsque j’arrive à sa hauteur, je la plaque sans ménagement contre ma voiture, dévorant déjà sa bouche pulpeuse. Rien à dire, une femme aussi ouverte me rend fiévreux. Je la guide jusqu’à ma chambre de confrérie, quelques brides de voix nous parviennent. Certains Dionysos font encore la fête. J’ouvre ma chambre. Elle est nette, rangée bien qu’un cadavre de Whisky traîne à côté de mon lit. La porte se referme et nos corps s’unissent. Comme deux aimants.

Le souffle court, je retombe lourdement sur le dos en regardant mon plafond. Bordel quelle nuit. Cassie, bien qu’un brin étrange au moment de la jouissance, est un sacré coup. Une bouche qui me fait révulser des yeux encore. Je tourne la tête vers elle, essoufflé par l’effort fourni après trois fois salvatrice. Elle étire un sourire avant de se redresser pour m’offrir une dernière fois la vue de son corps de rêve. Elle s’habille, se tourne vers moi le regard plein d’espoir. « Je te laisse mon numéro ? » « Ouais, vas-y note le sur mon bureau là-bas… » Je ne suis pas un chien et des conquêtes aussi bonne au lit, je peux les rappeler, c’est certain. J’entends le crayon gratter la feuille, puis ses talons se rapprocher de mon lit. Je me redresse pour accueillir une dernière fois sa bouche contre la mienne. « A un de ses jours » me lance-t-elle. Un signe de main suffit, et la porte claque. Claqué, je retombe pour m’endormir rapidement. Il était plus de cinq heures du matin. Le réveil est difficile, plus que difficile et je sens déjà l’ours grognon se réveiller. Je tourne le visage vers mon réveil, frappant le poing dessus. Un craquement répond à mon geste et je râle. « Putain ! » Encore un réveil à acheter, ce ne sera que le sixième depuis la rentrée. Je me hisse en dehors de la couette,  marchant jusqu’à ma salle de bain pour une toilette rapide. J’avais un cours à onze heures, mais je craignais que mon cerveau ne soit apte à le suivre correctement. Frottant mon visage sous l’eau froide, je passe par la case douche. J’enfile un jean, un tee-shirt et une veste. Classique, je n’ai pas envie de faire d’effort. Une casquette et je quitte ma chambre pour aller jusqu’au réfectoire de ma confrérie. Je prends un jus de fruit et des biscuits pour tenir pendant le cours. Le tout dans mon sac, je quitte le bâtiment pour rejoindre les amphis médecine. Pour tout avouer, j’ai la gueule dans le cul aussi je ne fais pas réellement attention autour de moi. Quelqu’un se cogne contre moi, faisant tomber son téléphone. Il ne faut pas deux secondes à mon cerveau pour la reconnaître. La punaise dans ma vie, celle qui a embaumé mon esprit d’une odeur malsaine et rebutante. Celle que je ne peux plus voir en peinture, que j’aimerais encastrer dans un mur si j’étais une fille. Jules. « Nan mais tu peux pas…» Je ne peux pas quoi ma grande ? Regarder où je vais ? Bouge ton gros cul du couloir et ça n’arrivera plus. Salope. Mais dès qu’elle croise mon regard, elle se tait. Quoi, t’as peur de terminer ta phrase ? T’as peur que je dise quelque chose ? Parce que tu me connais Jules, tu sais qui je suis. Pauvre petite chose. « Trey ! Quelle bonne surprise… T’es pas censé être en cours à cette heure-là ? » Je lève les yeux au ciel, la voyant serrer ses bras avec son air de pimbêche. Qu’est-ce que je peux la détester c’te fille. « Bonne surprise ? Laisse-moi rire, j’ai plutôt envie de vomir mes repas de la semaine. » Je redresse mon sac d’un mouvement d’épaule, osant affronter son regard sombre.

Jules, c’est une fille pour lequel j’ai craqué si rapidement. Elle a un an de plus que moi, mais derrière ses airs pimbêches et supérieurs, j’avais aimé la fille qui s’y trouvait. Et puis, elle était bonne au lit aussi. Mais je l’ai aimé, comme un dingue. Et cette connasse m’a trompé, moi. Trey Cooper, un super coup au lit, elle a osé aller voir ailleurs. Croyez-moi que je l’ai encore en travers de la gorge. Ma seconde relation amoureuse détruite pour un simple coup de bite. « Ce que je fais ne te regarde pas Valentyne. Je peux errer dans les couloirs comme bon me semble et je n’ai rien à te prouver, ni même à me justifier. D’ailleurs, je me fatigue inutilement à t’adresser la parole, tu n’en vaut pas la chandelle. Tu mériterais juste la place d’un paillasson sur lequel je prendrais un malin plaisir à essuyer mes pieds pleins de merde. » Je ne suis pas tendre avec elle. Mais en même temps, elle ne mérite pas mes sourires ni même mon respect.
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Message Sujet: Re: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey Ven 1 Nov - 21:18



On me considérait comme une garce. Vous savez ce genre de fille qui s’amuse à torturer de pauvres petites âmes innocentes, qui pensent aussi que tout leur ai dû et qui pensent également que tous les mecs ne peuvent pas résister à leur charme. Typiquement le genre de fille que peu de gens arrivent ç supporté. Ceux qui me voyaient comme une garce finie n’avait pas tort. J’étais exactement ce genre de fille. Je m’étais toujours comporter de la sorte et ce n’est certainement pas face à Trey que ça allait changer. Certes, je voulais m’excuser auprès de lui mais vu la façon dont il venait de me parler, ça ne risquait pas d’arriver. Lorsqu’il me répondit, j’eus un léger sourire. Non pas parce que ce qu’il venait de me dire était drôle mais plutôt parce que je trouvais ça vraiment pitoyable de me parler comme ça. Okay, il me détestait et après ? On avait plus cinq ans et demi. On était plus dans une phase d’adolescence où c’est celui qui fera le plus mal à l’autre qui aurait gagné. Personnellement, ces paroles ne m’atteignaient absolument pas. Je le regardais et écoutait sa deuxième tirade toute aussi ennuyeuse que la première. Toujours les bras, j’affichais toujours ce sourire narquois sur mes lèvres. Une fois qu’il eût finit son discours, je répondis avec un l’air de me foutre royalement de la gueule du monde :

« Impressionnant Trey, vraiment très impressionnant. T’as réfléchi combien de temps pour sortir un discours aussi poussé que celui-là ? C’est pas tout le monde qui sort quelque chose d’aussi intelligent que ça… » Je marquais une brève pause, et perdit mon sourire petit à petit pour reprendre un air sérieux. Je continuais de regarder Trey puis ajouta  sur un ton glacial : « Tu sais, j’peux comprendre que tu me détestes. C’est tout à fait légitime après ce que je t’ai fait. Mais ce que t’as pas compris c’est que tu ne pourras jamais me détester toute ta vie. Je suis peut-être qu’une garce à tes yeux mais rend-toi à l’évidence, je suis pas une fille qu’on oublie facilement… » Le pire dans toute cette histoire c’est que je croyais réellement ce que je disais. J’étais persuadé que Trey, au fond de lui, m’aimait encore. Après tout, j’aime bien être le centre du monde. Toujours en le regardant, j’ajoutais toujours sur le même ton : « Mais tu sais quoi ? Continue de me détester autant que tu le voudras, je suis et je resterais toujours la file qui t’a brisé le cœur. Tu m’aimais, t’étais vraiment amoureux de moi et ça tu ne pourras rien y changer… »

Je repris mon petit sourire narquois. Je savais appuyer où ça faisait mal juste pour que les gens s’énervent. Et ne vous leurrez pas, derrière ms grands airs de fille intouchable, ce que je disais ça me faisait également mal. Certes, j’aurais pu être moins gamine pour le coup mais je n’arrivais pas à m’excuser. Je ne l’avais jamais fait et très sincèrement, qu’est-ce que ça changera ? Rien. De toute façon, je n’attendais rien venant de lui. Je continuais de le regarder, sans jamais détourner les yeux. Ce n’est certainement pas moi qui allais baisser les yeux la première. Puis, comme pour clôturer, ce que je venais de dire, je lui demandais sur un ton tellement pas naturelle :

« Mais dis-moi, tu m’as fait comprendre que je te faisais perdre du temps et que je te faisais utiliser ta salive pour rien, alors pourquoi tu restes-là ? »

Je rigolais quelque peu avant de prendre mon téléphone pour répondre à un texto d’une de mes copines. J’attendais la réponse de Trey ou juste une action. Qu’il parte ou autre, j’en savais rien. En revanche, je le connaissais pour savoir qu’il ne fléchirait pas devant moi.
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Message Sujet: Re: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey Dim 3 Nov - 16:12



« Impressionnant Trey, vraiment très impressionnant. T’as réfléchi combien de temps pour sortir un discours aussi poussé que celui-là ? C’est pas tout le monde qui sort quelque chose d’aussi intelligent que ça… » Elle me cherche ? Ouais, je crois qu’elle tient réellement à me voir sortir de mes gongs. Sinon, pourquoi tenter le diable lorsqu’on connaît mon caractère impulsif qui éclate rapidement. Mes mâchoires se contractent, je ne lui donnerais pas la satisfaction d’avoir réussi à emmerder Trey Cooper aujourd’hui. Son petit air m’agace, bon sang comment j’ai fais pour rester aussi longtemps avec elle et réussir à voir en elle, une fille bien. J’étais vraiment aveugle à cette époque, totalement. « Tu sais, j’peux comprendre que tu me détestes. C’est tout à fait légitime après ce que je t’ai fait. Mais ce que t’as pas compris c’est que tu ne pourras jamais me détester toute ta vie. Je suis peut-être qu’une garce à tes yeux mais rend-toi à l’évidence, je suis pas une fille qu’on oublie facilement… » A juste titre ma belle. Je ne peux m’empêcher de rire à la suite de cette tirade. Se plaçait-elle sur un piédestal pour oser penser que j’allais pleuré toute ma vie sur sa perte ? Il fallait qu’elle affronte la réalité, Jules est une fille qui ne passe pas inaperçu, c’est certain. Mais l’oublier, c’est faisable. Je ne supporte pas cette manière de penser, elle pense me connaître mais au final, nous sommes des inconnus. Car elle n’est pas la Jules que j’ai aimé. « Mais tu sais quoi ? Continue de me détester autant que tu le voudras, je suis et je resterais toujours la file qui t’a brisé le cœur. Tu m’aimais, t’étais vraiment amoureux de moi et ça tu ne pourras rien y changer… » Je lève un sourcil, ne souhaitant plus me taire à présent. Il fallait réellement que j’intervienne face à ce déversement de guimauve qui me donne la gerbe. Secouant la tête avec moquerie, je croise son regard sombre pour dire d’une voix froide, implacable. « Ce qui me fait rire Jules, c’est que tu sembles réellement croire en tes paroles. Prétendre que je suis encore amoureux de toi, que je ne pourrais jamais t’oublier. Tout ce que je vois, tout ce que j’entends, c’est simplement ton cri de désespoir face à mes réactions. Tu es devenu une inconnue à mes yeux et ça, tu ne le supportes pas. Tu n’aimes pas que l’emprise que tu pensais avoir sur moi, soit totalement nulle à présent. Et ouais ma belle, tu n’es pas le centre d’attention de tout le monde. Moi, je t’ai oublié et crois-moi, je m’en porte bien mieux à présent. » Je suis gentil. Je pourrais être plus cassant dans mes paroles, mais je ne veux pas gâcher ma journée. Elle est suffisamment pourrie maintenant que j’ai croisé la vermine sur mon chemin. Son petit sourire me fait rire, mais l’énervement est là. Elle ne s’excusera jamais. Et même si ça ne changera rien, si je ne retournerais jamais vers elle, j’aurais souhaité qu’elle possède suffisamment de maturité pour accepter ses erreurs et les assumer. Mais non, c’est beaucoup trop demander à la superficielle Jules. Nos regards semblent s’affronter. Je ne cèderais pas. Jamais. Je suis toujours vainqueur face à l’adversité et en présence de Jules, il me serait intolérable de perdre. La suite me ferait presque hurler de rire si je n’avais pas cette envie violente de lui en foutre une pour fermer à jamais cette bouche inutile et apaiser le monde de cette voix trop fluette. « Mais dis-moi, tu m’as fait comprendre que je te faisais perdre du temps et que je te faisais utiliser ta salive pour rien, alors pourquoi tu restes-là ? » Un sourire se dessine sur mes lèvres, un sourcil arqué en accent circonflexe sur mon front. Croisant les bras, j’ai l’envie subite de moi aussi, l’emmerder. Et pourquoi ne pas toucher son point faible, celui que je connaissais pour l’avoir fréquenté. Prenant un air détaché, je roule des yeux. « Mon dieu Jules, tu ne changeras jamais et c’est bien dommage. Heureusement que ta sœur est là pour redresser le nom de ta famille. D’ailleurs, tu lui passeras le bonjour. J’ai adoré nos instants passés ensembles et comme je sais que vous êtes très complice, tu lui diras que j’attends encore son appel pour une nuit de folie. » Enerve-toi Jules. Vas-y, montre moi ta colère. Parce que je parle de ta sœur, parce que j’ose vous comparer. Parce que j’ose dire que je l’ai fréquenté, voir même plus. Oui, montre-moi ta faille que je connais. Parce que ce sera tellement jouissif pour moi. Rend les armes et casse-toi.
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Message Sujet: Re: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey Lun 11 Nov - 15:58


Les gens ont souvent du mal à me cerner. J’ai une tête d’ange mais je suis loin d’en être un. Les gens peuvent me détester et ça ne me gêne pas. Je suis le centre d’attention de la plupart des gens de l’université. Qu’on parle de moi en bien ou mal, je m’en moque. Tant qu’on parle de ma petite personne c’est tout ce qui compte. Face à Trey, j’aurais pu m’excuser. Reconnaître mes erreurs. Ouais, j’aurais pu faire preuve de maturité pour une fois. Mais je n’en avais pas envie. Pas vue la façon dont il me parlait même si c’était parfaitement légitime. Je continuais de le regarder, les bras croisés attendant sa réponse. D’ailleurs, elle me fit bien rire. Il disait m’avoir oublié ? Personne ne pouvait m’oublier. J’étais le genre de fille inoubliable. Ce même genre de fille qui marque les esprits à cause de son comportement. Ou de sa manière d’être. Je regarde donc Trey, débiter son flot de paroles complètement inintéressantes. Une fois qu’il a fini, je soupire et lui répond sur un ton exaspéré :

« C’est beau de faire bonne figure. Tu dis m’avoir oublié ? Pourquoi t’es pas en couple avec une autre fille ? T’as peur qu’elle te fasse souffrir autant que j’ai pu te faire souffrir ? Ou alors c’est parce que tu sais qu’aucunes filles ne sera à ma hauteur ? Et j’parle pas en terme de tromperies. » Je marqua une brève pause, puis ajoute sur un ton trop gentil pour être honnête : « C’est vrai, Trey, t’as entièrement raison : je déteste ne pas avoir d’emprise sur toi. Je déteste n’être qu’une inconnue à tes yeux. San toi, j’suis plus rien tu sais. » Je fis planer un léger silence, avant d’exploser de rire. Nan mais moins crédible que ce que je venais de dire, tu meurs. Je reposais mon regard sur Trey : « J’m’en moque de tout ça. J’ai pas besoin de toi pour avancer. N’importe quel mec de cette université voudrait sortir avec moi J’ai juste à claquer des doigts. Dans le fond Trey, t’étais juste un mec parmi tant d’autre, une erreur de parcours. Je me demande comment j’ai pu sortir avec un mec comme toi. »

Ca me faisait mal de dire ça aussi brut de pomme que ça mais il fallait que je lui dise. Il voulait jouer à ça ? Parfait ! On allait jouer mais je ne le laisserais certainement pas gagné. Et Dieu sait à quel point, j’adorais gagner. J’écoutais donc Trey me parler de ma sœur. Elle et moi on se détestait. Elle était la gentille, j’étais la méchante. Je détestais quand on me comparait à elle. Trey le savait très bien mais il était hors de question que j’explose devant lui. Je ne lui donnerais pas cette satisfaction-là. Je soupirais quelque peu et sur un ton froid, je répondis :

« Ma sœur est grande, elle fait ce qu’elle veut. Et ce n’est pas de ma faute, si elle prend à chaque fois mes restes. Elle est pas foutue de se trouver un mec, en général elle se tape des looser dans ton genre. Elle est comme ça, on ne peut rien y faire. »

J’avais envie de partir. Mais non, je ne perdrais pas la face. Pas devant lui. Jamais. Je continuais de la regarder, tout en m’appuyant contre le mur. Je ne baissais pas les yeux. Je sortirais la tête haute de ce duel.
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Message Sujet: Re: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey Mar 19 Nov - 14:29



« C’est beau de faire bonne figure. Tu dis m’avoir oublié ? Pourquoi t’es pas en couple avec une autre fille ? T’as peur qu’elle te fasse souffrir autant que j’ai pu te faire souffrir ? Ou alors c’est parce que tu sais qu’aucunes filles ne sera à ma hauteur ? Et j’parle pas en terme de tromperies. » En quoi ça la regarde ? Et puis, qu’est-ce qu’elle en sait que je ne suis pas en couple ? Bon okay, je ne le suis pas mais, est-ce qu’elle est sans arrêt sur mon cul pour le vérifier ? Je fais ce que je veux. Elle m’agace à un point, elle se pense réellement supérieure aux autres. Mais elle ne l’est en rien. Au contraire, mais si ça peut lui faire plaisir de le croire, je veux bien la laisser ainsi. « C’est vrai, Trey, t’as entièrement raison : je déteste ne pas avoir d’emprise sur toi. Je déteste n’être qu’une inconnue à tes yeux. San toi, j’suis plus rien tu sais. » Pauvre conne. Elle explose de rire et j’ai mes poings qui se resservent, une bonne leçon ne serait que bénéfique pour cette pimbêche. « J’m’en moque de tout ça. J’ai pas besoin de toi pour avancer. N’importe quel mec de cette université voudrait sortir avec moi J’ai juste à claquer des doigts. Dans le fond Trey, t’étais juste un mec parmi tant d’autre, une erreur de parcours. Je me demande comment j’ai pu sortir avec un mec comme toi. » Bam. Une erreur de parcours longue de deux ans. Une erreur de parcours à qui elle a dit « je t’aime » sans se lasser. J’ai la gorge nouée, j’ai juste envie de lui éclater la tronche et je ne sais pas ce qui me retient, parce qu’à mes yeux, elle n’a rien d’une fille et elle mériterait cette putain de baffe dans sa gueule. « Ma sœur est grande, elle fait ce qu’elle veut. Et ce n’est pas de ma faute, si elle prend à chaque fois mes restes. Elle est pas foutue de se trouver un mec, en général elle se tape des looser dans ton genre. Elle est comme ça, on ne peut rien y faire. » Looser. J’avale encore une fois, mais putain la claque. Comment j’ai pu être amoureux d’elle ? Comment j’ai pu voir de la bonté en elle, alors qu’elle n’apparaît que comme une chienne. Elle déverse son venin sur moi sans aucun remords, sans penser au mal qu’elle a causé jadis et qu’elle peut encore causer. Elle me dégoûte et j’ai envie de gerber. Je lève un sourcil, ravalant ce que j’ai envie de cracher. « Tu me dégoutes Julianne. » Suffisant ? Non, j’ai bien envie de la revêtir pour l’hiver avec mon langage fleuri, mais elle ne mérite pas cette attention. Elle ne mérite même pas de fouler le même sol que moi, nous ne sommes pas du même monde. A côté, je suis un agneau saint tout droit descendu du paradis alors qu’elle est une créature satanique. Je suis fier, j’ai un égo surdimensionné, mais là, maintenant, je m’en fiche de perdre ce jeu. Parce que même la regarder me révulse. « La seule chose que je souhaite pour toi Julianne, c’est que tu te réveilles un matin en prenant conscience du mal autour de toi, que ton monde de cristal se brise et que tu te retrouves seule. Et là crois-moi, je serais au premier rang, à jubiler de ta défaite et ce n’est pas ma main que je te tendrais, mais bien mon pied qui t’écrasera encore plus. Tu ne mérites que ça Julianne. » Utiliser son véritable prénom montre à quel point le peu de respect et d’affection que j’aurais pu lui porter vient de partir en fumée. Maintenant, c’est la guerre et mieux vaut qu’elle ne recroise plus mon chemin. Un dernier regard aussi incendiaire et menaçant que le sien, puis je me retourne pour décamper au plus vite. Respirer le même air me rend nauséeux.

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Message Sujet: Re: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey Dim 22 Déc - 21:38



Trey m’en veut. Il était amoureux de moi, je lui ai brisé le cœur. Il n’avait rien demandé mais qui n’a jamais couché par mégarde avec quelqu’un parce qu’il avait ingurgité trop d’alcool ? Franchement, ce sont des choses qui arrivent tous les jours. Alors ouais, il pourra continuer de m’en vouloir autant qu’il le souhaite. J’aurais pu m’excuser, lui dire que je regrettais ce que j’avais fait mais j’avais tellement de fierté… Je ne voulais pas perdre la face devant lui. Et puis, il fallait bien avouer que je prenais un malin plaisir à continuer d’agir de la sorte. J’étais une garce et n’importe quelle personne de cette université le savait. Beaucoup avait peur de moi, de ce que je pouvais faire. On ne peut pas forcer les gens à nous aimer mais on peut les forcer à nous craindre. Cette phrase c’était un peu ma philosophie. Ma façon de voir les choses. J’avais une emprise sur les gens de cette université, ça me plaisait vraiment. Une fois que j’eus sortit mon petit discours, il me dit que je le dégoutais. J’eus un sourire en coin et répondis :

« Ah bon ? Moi j’ai des souvenirs de nous deux au lit et je te dégoutais pas à l’époque, Trey. »

Bien sûr, pour le coup, je le prenais royalement pour un con. Je savais qu’il ne parlait des moments qu’on avait passés ensemble mais de maintenant. Je croisais les bras et écouta la suite de son discours. Il voulait que je me rende compte du mal que je faisais autour de moi. Je m’en moquais. J’étais comme ça et je n’allais certainement pas changer pour ses beaux yeux. Et puis, ma méchanceté, ça ne l’avait pas déranger pendant qu’on sortait ensemble. Une vraie girouette ce mec, en fait ! Je continuais de le regarder et une fois qu’il eut finit son monologue, je le vis s’en aller. Je ne pus m’empêcher de rigoler et de lui balancer :

« Ouais sauf que t’as toujours pas compris que je ne serais jamais toute seule, Trey. Il y a des gens dans cette université, qui préfère et de loin être pote avec moi plutôt que de tomber dans l’oubli. C’est toi qui finira par te retrouver tout seul, parce que si je le voulais réellement Trey, je pourrais ruiner ta réputation en un claquement de doigt. » Je marquais une brève pause et enchaîna : « T’as pas choisis le bon camp et t’as pas non plus choisis la bonne personne à qui faire la guerre. Crois-moi, tu risques de perdre et bien plus que tu ne le penses. »

Je continuais de le regarder, attendant une réponse ou une réaction de sa part. Je ne savais même pas s’il allait se retourner. Je m’appuyais contre le mur et continuait de regarder dans sa direction. Il fallait réfléchir à deux fois avant de me déclarer la guerre.

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Message Sujet: Re: You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey

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You won't be able hate me for the rest of your life | Ft. Trey

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